Des contraintes structurelles
Des handicaps structurels pèsent sur l’activité industrielle :

- la forte dépendance d’un approvisionnement extérieur : le secteur industriel demeure loin et isolé des lieux stratégiques
- l’absence de ressources naturelles à l’exception des matériaux de construction ou leur faible quantité concernant les IAA
- l’étroitesse du marché martiniquais, d’environ 400 000 habitants, entraîne, pour certaines activités, un surdimensionnement de l’outil de production ou encore l’absence d’économies d’échelle significatives
- les coûts logistiques liés à l’insularité (surstocks, coût de transport -frais d’approche, acheminement intrants et produits finis, etc.) qui réduisent la compétitivité du secteur
- la contrainte du foncier.
Un environnement en mutation
- le renforcement du contexte réglementaire : les règlementations (environnementales, sociales, sécurité alimentaire, etc.) ont un écho d’autant plus important qu’elles nécessitent parfois des investissements dont le coût pèse davantage sur le compte d’exploitation compte-tenu des conditions de marché
- la problématique de la transmission : l’âge moyen du chef d’entreprise dans le secteur de l’industrie est de 49,1 ans. Dans les
vingt prochaines années, la transmission d’entreprise deviendra une problématique de maintien de ce secteur

- le développement des entreprises de services. L’industrie martiniquaise trouve, de plus en plus sur place, les services qui lui
sont nécessaires (maintenance, assistance ressources humaines, aide technologique, traitement des déchets, etc.)
- le soutien financier : si l’industrie bénéficie toujours d’un soutien public fort, aujourd’hui les programmes européens se recentrent sur la recherche et le développement et l’innovation
- la mondialisation : le caractère fragmenté et mouvant de ce phénomène amène de façon croissante la compétitivité sur la qualité, l’innovation et la logistique. Les entreprises martiniquaises ne sont pas épargnées.